Moral (adjectif)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Adjectif |
I.
(pl. Moraux, -ales ). XIII e siècle. Emprunté du latin moralis, de même sens.
1. Qui relève de la pensée, des facultés intellectuelles ou psychiques, par opposition à Matériel, Physique, Corporel. Causes
2. Qui concerne l'étude des mœurs. Doctrine, philosophie, théologie
3. Qui a rapport au bien et au mal, aux principes qui gouvernent nos actes. Préceptes moraux. Valeurs
4. Vertus
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Adjectif |
Qui concerne les moeurs. "Doctrine, philosophie, théologie
MORAL signifie encore Qui a rapport à la règle des moeurs.
"Loi
"Conscience
"Sens
MORAL signifie aussi Qui a des moeurs, qui a des principes et une conduite conforme à la
Il se dit aussi des Choses et signifie Qui est conforme aux bonnes moeurs. "Ce livre, ce récit est très
Il se dit encore de Ce qui ne tombe point sous les sens. Dans cette acception, il est opposé à Physique. "Le monde
"Certitude
Dans la langue théologique, "Vertus
MORAL s'emploie substantivement, au masculin, et désigne l'Ensemble de nos facultés morales. "Le physique influe beaucoup sur le
Il signifie encore État d'esprit, dispositions, sentiments. "Remonter le
Dictionnaire d'Emile Littré
| Adjectif |
1 Qui concerne les moeurs. Préceptes moraux. Réflexions
Contes moraux, contes où l'auteur a l'intention de faire ressortir une leçon de
GENLIS: « Tu fais grand cas des contes moraux.... Oui assurément ; cependant ils ne me paraissent pas tous moraux, à beaucoup près »
Vertus
FLÉCH.: « Un homme doux qui a su tempérer l'austérité des lois et de la justice... ; un chrétien qui a consacré ses vertus
Théologie
Folie
2 Qui est conforme aux bonnes moeurs. Ce livre, ce discours est fort
STAËL: « Il n'y a rien de si facile que de se donner l'air très
3 En parlant des personnes, qui a des moeurs, une conduite conformes à la
Substantivement.
VOLT.: « Horace, tantôt le débauché, tantôt le
4 Qui, dans l'être humain, est du ressort de l'âme, par opposition à ce qui est du ressort du physique. Les facultés
VOLT.: « Pour connaître l'homme qu'on appelle
J. J. ROUSS.: « Nos maux moraux sont tous dans l'opinion, hors un seul, qui est le crime, et celui-là dépend de nous ; nos maux physiques se détruisent ou nous détruisent »
BONNET: « Les choses qu'on nomme
Dans l'interprétation de l'Écriture sainte, on distingue le sens littéral, le sens
Action
Terme de philosophie. Certitude
On dit, dans un sens analogue, impossibilité
5 S. m. Le
BUFF.: « Nous ne sommes donc jamais trop vieux si notre
J. J. ROUSS.: « Si le physique va trop bien, le
6 Fermeté à supporter les périls, les fatigues, les difficultés. Son
7 Ce qu'il y a de
BUFF.: « Qu'est-ce en effet que le
HISTORIQUE
XIVème siècle
ORESME: « Nous disons que des vertuz les unes sont intellectuelles, les autres sont
ORESME: « En françois, ces mos meur et
XVème siècle
E. DESCH.: « De philosophie morele, Et celle qui est naturele »
ÉTYMOLOGIE
Provenç. et esp.
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Adjectif |
Qui concerne les moeurs. "Un discours
"Vertus
"Ce livre, ce discours est fort
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie aussi, Qui a des moeurs, qui a des principes et une conduite conformes à la
3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit encore De ce qui ne tombe point sous les sens, de ce qui est uniquement du ressort de l'intelligence. Dans cette acception, il est opposé à Physique. "Le monde
"Certitude
4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
s'emploie substantivement, au masculin, et signifie, L'ensemble de nos facultés
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Adjectif |
Qui regarde les moeurs. "Un discours
On appelle "Vertus
On dit, "Cela est fort
On dit d'Un Prédicateur, qu'"Il est fort
On dit, "Certitude
On dit substantivement et au masculin, "Le
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Adjectif |
Qui regarde les moeurs. "Un discours
On appelle "Vertus
On dit, "Cela est fort
On dit d'Un Prédicateur, qu'"Il est fort
On dit, "Assurance
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
ALE, adj. MORALEMENT, adv. [3e "e" muet; "en", dans le 3e, a le son d'"an".] "Moral", 1°. qui concerne les moeurs. 'Discours "moral". Théologie "morale". Préceptes "moraux". Réflexions "morales". = Vertus "morales", qui n'ont pour principe que les lumières de la raison. 'Dieu a récompensé quelquefois les "vertus
- 2°. Certitude, assurance "morale", qui a le plus grand degré de vraisemblance. 'La "certitude
MORALE, s. f. La science, la doctrine des moeurs. '"La
"Rem." On dit, depuis peu, "faire de la
MORALEMENT a les deux sens de "moral", mais l'emploi en est fort borné. '"Vivre
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Adjectif |
Appartenant aux moeurs. "Un discours
On dit, d'Un Predicateur, qu'"Il est fort
On dit, "Asseurance
Emplacement dans le dictionnaire :
| moquer (se) moquerie moquette moquettes moqueur morâilles morailles | moraillon moraine morale moralement moralisateur moralisation | moralisé moraliser moraliseur moraliste moralité moralité chrétienne morate |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Edmond ROSTAND (Cyrano de Bergerac)...furtivement essuyées, avec un revers de manche, un coin de manteau.) Carbon, à Cyrano, bas. mais tu les fais pleurer ! Cyrano de nostalgie ! ... un mal plus noble que la faim ! ... pas physique : moral ! J'aime que leur souffrance ait changé de viscère, et que ce soit leur coeur, maintenant, qui se serre ! Carbon tu vas les affaiblir en les attendrissant ! Cyrano, qui a fait signe au tambour...
Citation n°2 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...c'est à cause, non des services économiques qu'elle pourrait rendre, mais de l'influence morale qu'elle pourrait avoir. Ce que nous voyons avant tout dans le groupe professionnel, c'est un pouvoir moral capable de contenir les égoïsmes individuels, d'entretenir dans le coeur des travailleurs un plus vif sentiment de leur solidarité commune, d'empêcher la loi du plus fort de s'appliquer aussi...
Citation n°3 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...tels intérêts individuels, mais de l'intérêt corporatif, bien ou mal compris, il n'importe. Or, la subordination de l'utilité privée à l'utilité commune quelle qu'elle soit a toujours un caractère moral, car elle implique nécessairement quelque esprit de sacrifice et d'abnégation. D'ailleurs, beaucoup de ces prescriptions procédaient de sentiments moraux qui sont encore les nôtres. Le valet était...
Citation n°4 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...la religion tenait dans sa vie, tant à Rome qu'au moyen âge, met tout particulièrement en évidence la nature véritable de ses fonctions ; car toute communauté religieuse constituait alors un milieu moral, de même que toute discipline morale tendait forcément à prendre une forme religieuse. Et d'ailleurs, ce caractère de l'organisation corporative est dû à l'action de causes très générales, que l'on...
Citation n°5 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)
...dont elle aurait le privilège et qui ne se retrouveraient ailleurs à aucun degré. On se plaît à croire qu'il y a dans la consanguinité une cause exceptionnellement puissante de rapprochement moral. Mais nous avons eu souvent l'occasion de montrer que la consanguinité n'a nullement l'efficacité extraordinaire qu'on lui attribue. La preuve en est que, dans une multitude de sociétés, les...
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